 |
|
Canonisations de Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, dimanche 7 septembre |
Le 06 septembre 2025 -
E.S.M.
- L'Eglise accueille deux nouveaux
saints ! Ce dimanche 7 septembre 2025, les jeunes
bienheureux italiens Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati sont canonisés lors
d'une célébration présidée par le pape Léon XIV sur la place
Saint-Pierre à Rome. Le rite de canonisation aura lieu à 10h, lors
d’une célébration eucharistique. Une messe à suivre en direct sur
KTO
|
|
Pier Giorgio Frassati et
Carlo Acutis -
Pour agrandir
l'image ►
Cliquer
Canonisations de Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, dimanche 7 septembre
Le 06 septembre2025 -
E.S.M. - L'Eglise accueille deux nouveaux
saints ! Ce dimanche 7 septembre 2025, les jeunes bienheureux
italiens Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati sont canonisés lors
d'une célébration présidée par le pape Léon XIV sur la place
Saint-Pierre à Rome. Le rite de canonisation aura lieu à 10h, lors
d’une célébration eucharistique. Une messe à suivre en direct sur
KTO.
Le 7 septembre prochain, jour où les jeunes Carlo Acutis et Pier
Giorgio Frassati seront proclamés saints par l'Église, le service
des postes et de la philatélie du Vatican les célébrera en émettant
deux nouveaux timbres, en collaboration avec l'Italie, la République
de Saint-Marin et l'Ordre de Malte, comme l'a annoncé le Gouvernorat
le 1er septembre dernier. Le timbre dédié à Carlo Acutis reproduit
une photo de lui souriant, sac au dos, lors d'une excursion sur le
mont Subasio, un lieu qui lui était très cher car lié à la mémoire
franciscaine. Celui dédié à Pier Giorgio Frassati, quant à lui,
reproduit un portrait de lui, propriété de la famille, peint par le
peintre Alberto Falchetti (1878-1951). 60 000 exemplaires du premier
timbre seront tirés, contre 50 000 pour le second, et les deux
émissions auront une valeur de 1,35 euro.
« Le témoignage de Carlo Acutis nous rappelle que la sainteté n'est
pas l'apanage de quelques-uns, mais un appel universel, accessible à
tous ceux qui vivent leur foi avec authenticité», explique le
communiqué, ajoutant que le jeune homme «a mené une existence
marquée par une foi limpide et ardente, plaçant l'Évangile au centre
de sa vie quotidienne et se faisant l'instrument de
l'évangélisation, y compris dans le monde numérique». Pier Giorgio
Frassati était «un jeune homme issu de la haute bourgeoisie qui a
toutefois préféré être le ‘’porteur des pauvres’’, traînant dans les
rues de Turin des charrettes chargées des biens des expulsés»,
poursuit le communiqué. «Ses journées étaient rythmées par la
prière, l'aide aux nécessiteux, les études et les amis. Sa foi
profonde se nourrissait de l'Eucharistie quotidienne, de la prière
assidue et de la confession fréquente ».
Les deux cachets créés spécifiquement reflètent également la vie
sainte de ces deux jeunes gens. Celui de Carlo Acutis reproduit
graphiquement la photo du timbre, ainsi que le symbole de
l'Eucharistie avec le monogramme du Christ. L'oblitération de Pier
Giorgi Frassati comporte sa signature et l'inscription Verso
l'alto (Vers le haut en français), tirée d'une transcription
qu'il avait lui-même rédigée un mois avant sa disparition.
Carlo Acutis, saint patron des geeks
 |
Né en 1991 en Angleterre, Carlo Acutis est issu d’une famille
italienne aisée et a grandi à Milan. Très tôt, il a manifesté un
fort amour pour Dieu. Il a d’ailleurs obtenu la permission de faire
sa première communion avant l’âge prévu. Passionné de nouvelles
technologies et nourri par l’adoration et l’eucharistie quotidienne,
il a mis son talent d’informaticien au service de l’évangélisation,
gérant par exemple le site internet de sa paroisse milanaise, puis
lançant d’autres initiatives numériques. Il est atteint en 2006
d’une leucémie foudroyante. Il meurt à l’âge de 15 ans, et son
témoignage se répand rapidement dans toute l’Italie puis le monde.
Après un premier miracle reconnu en 2020, qui avait conduit à sa
béatification la même année, le Vatican a reconnu un second miracle
en mai 2024. Une guérison miraculeuse d'une adolescente après une
grave chute, obtenue grâce à l'intercession du futur saint.
Pour agrandir
l'image ►
Cliquer |
Pier Giorgio Frassati, au service des
pauvres
 |
Né en 1901, ce passionné d’alpinisme et membre actif de l’Action
catholique dévoua sa vie au service des pauvres, avant de mourir à 24
ans d’une poliomyélite foudroyante. Inlassablement, il a visité les
maisons des plus démunis à Turin, sa ville natale, et leur a consacré
tout son argent. Nourriture, bois de chauffage, achat de médicament, il
œuvre avec humilité auprès de ceux qui en ont le plus beoin, et toujours
avec le sourire aux lèvres. A ses obsèques, des centaines de pauvres
sont présents et sa famille découvre avec stupéfaction tout le bien que
Pier Giorgio faisait autour de lui.
Un premier miracle obtenu par son intercession avait été reconnu dans
les années 1930, quelques années après sa mort. Il a ainsi été béatifié
par le pape Jean-Paul II en 1990. Un second miracle lui étant attribué a
été reconnu en novembre 2024, après la guérison inexpliquée et sans
séquelle d'un jeune américain plongé dans le coma après une grave chute.
Pour agrandir
l'image ►
Cliquer |
Carlo Acutis meurt très jeune, à 15 ans, à cause d’une leucémie foudroyante,
en laissant chez tous ceux qui l’ont connu un sentiment de grand vide et une
profonde admiration pour ce que fut son témoignage d’une vie authentiquement
chrétienne, brève mais intense. Depuis qu’il a reçu la Première Communion, à
l’âge de 7 ans, il n’a jamais manqué le rendez-vous quotidien à la messe. Il
cherchait toujours, avant ou après la célébration eucharistique, à prier
devant le Tabernacle pour adorer le Seigneur réellement présent dans le
Saint Sacrement. La Vierge était sa grande confidente et il ne manquait
jamais de l’honorer en récitant chaque jour le chapelet. La modernité et
l’actualité de Carlo se conjuguaient parfaitement avec sa profonde vie
eucharistique et avec sa dévotion mariale, qui ont contribué à faire de lui
ce garçon tout à fait spécial, au point d’être admiré et aimé de tous.
Citons les paroles de Carlo : « Notre objectif doit être l’infini, non
pas le fini. L’Infini est notre Patrie. Depuis toujours nous sommes attendus
au Ciel ». La phrase qu’il aimait dire : « Tous naissent comme des
originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». Pour
s’orienter vers cet Objectif et ne pas « mourir comme des photocopies
», Carlo disait que notre Boussole devait être la Parole de Dieu, à laquelle
nous devons constamment nous confronter. Mais, pour un Objectif aussi élevé,
il faut des Moyens très spéciaux : les sacrements et la prière. En
particulier, Carlo mettait au centre de sa vie le sacrement de l’Eucharistie
qu’il appelait « mon autoroute vers le Ciel ».
Carlo était très doué pour tout ce qui se rapportait au monde de
l’informatique si bien qu’autant ses amis que les adultes diplômés en
informatique le considéraient comme un génie. Tous étaient stupéfaits de sa
capacité à comprendre les secrets que recèle l’informatique et qui ne sont
normalement accessibles qu’à ceux qui ont fait des études universitaires.
Les intérêts de Carlo allaient de la programmation des ordinateurs au
montage des films en passant par la création des sites internet, sans parler
de la rédaction et de la mise en page, jusqu’à faire du volontariat pour les
plus nécessiteux, avec les enfants et avec les personnes âgées.
En somme, ce jeune fidèle du diocèse de Milan était un mystère. Avant de
mourir, il fut capable d’offrir ses souffrances pour le Pape et pour
l’Église.
« Être toujours uni à Jésus, voilà mon programme de vie ». Par ces
quelques mots, Carlo Acutis, ce garçon mort de leucémie, définit le trait
distinctif de sa brève existence : vivre avec Jésus, pour Jésus, en Jésus.
(…) « Je suis content de mourir car j’ai vécu ma vie sans négliger une seule
minute en choses qui ne plaisent pas à Dieu ». À nous aussi, Carlo demande
la même chose : il nous demande de raconter l’Évangile par notre vie, afin
que chacun de nous puisse être un phare qui éclaire le chemin des autres.
De la Préface du Cardinal Angelo Comastri
Un adolescent de notre temps comme beaucoup d’autres, engagé à l’école,
parmi ses amis, grand expert d’ordinateurs. C’est sur tout cela que s’est
greffée sa rencontre avec Jésus-Christ.
Carlo Acutis devient un témoin du Ressuscité, il se confie à la Vierge
Marie, il vit la vie de la grâce et raconte aux jeunes de son âge sa
bouleversante expérience avec Dieu.
Il se nourrit chaque jour de l’Eucharistie, participe avec ferveur à la
messe et passe des heures entières devant le Saint Sacrement. Son expérience
et sa maturation chrétienne témoignent de la véridicité des indications
données par le Pape Benoît XVI dans son Exhortation Apostolique Sacramentum
Caritatis : « Le sacrifice de la messe et l’adoration eucharistique
corroborent, soutiennent, développent l’amour pour Jésus et la disponibilité
pour le service ecclésial ».
Carlo entretient également une tendre dévotion envers la Vierge, récite
fidèlement le chapelet et, sentant qu’elle est une Mère aimante, il lui
dédie ses bonnes actions comme des sacrifices.
Ce garçon, égal à ses camarades de classe, du point de vue sociologique, est
un témoin authentique que l’Évangile peut aussi être vécu intégralement par
un adolescent.
Sa brève existence, tendue vers l’objectif de la rencontre avec le Christ,
fut comme une lumière projetée non seulement sur le chemin de ceux qui l’ont
croisé sur leur route, mais aussi de tous ceux qui connaîtront son histoire.
J’ai entièrement confiance que cette première biographie de Carlo Acutis,
rédigée par Nicola Gori, avec sa grande capacité descriptive aidera les
adolescents d’aujourd’hui, si problématiques et tellement conditionnés par
les mass media, à réfléchir sur la signification de la vie et sur les
valeurs évangéliques comme pleine réalisation de celle-ci.
En considérant cet adolescent comme un de leurs compagnons, qui s’est laissé
séduire par l’amitié pour le Christ et qui, précisément pour cela, a
expérimenté une joie plus vraie, nos jeunes seront mis au contact d’une
expérience de vie qui n’a rien ôté à la richesse des jeunes années de
l’adolescence, mais les a mises davantage encore en valeur.
Le témoignage évangélique de notre Carlo n’est pas seulement une incitation
pour les adolescents d’aujourd’hui, mais il interpelle aussi les curés, les
prêtres et les éducateurs afin qu’ils se posent des questions sur la
validité de la formation dispensée aux jeunes de nos communautés paroissiale
et sur la façon de rendre cette formation déterminante et efficace.
De la Préface de S. Exc. Mgr Michelangelo M. Tiribilli
Pour en savoir plus :
www.carloacutis.com - Source :
secretariat.synod.va/
Pier Giorgio Frassati: devenir saint dans
une vie simple et ordinaire -
vaticannews
Auteure d’un ouvrage sur Pier Giorgio Frassati aux Éditions de
l’Emmanuel, la théologienne et enseignante au Collège des
Bernardins, Bénédicte Delelis, nous éclaire sur la figure de ce
futur saint. Il sera canonisé le 7 septembre prochain par le Pape
Léon XIV. Portrait d’un témoin d’une sainteté vécue dans la
simplicité du quotidien.
Inès Muller – Cité du Vatican
Né le 6 avril 1901, dans une famille turinoise marquée par la réussite
sociale mais éloignée de la foi, Pier Giorgio Frassati découvre très tôt la
force de l’Eucharistie et de la prière quotidienne. Il s’engage très jeune
auprès des plus démunis, et incarne une foi vécue dans l’action et le service.
Passionné de montagne et animé par une vie fraternelle intense, il montre à la
jeunesse qu’il est possible de viser la sainteté sans quitter les chemins
ordinaires. Il meurt le 4 juillet 1925, à seulement 24 ans, après avoir
contracté une poliomyélite fulgurante au contact des pauvres. Son témoignage
demeure celui d’un jeune homme profondément libre, jeune, joyeux, sportif, uni
au Christ.
Il sera canonisé le 7 septembre, aux côtés du bienheureux Carlo Acutis, par
le Pape Léon XIV. Le rite de canonisation aura lieu sur la place Saint-Pierre, à
10h, lors d’une célébration eucharistique.
Qu’est ce qui fait de Pier Giorgio Frassati un saint «ordinaire»
et en même temps «extraordinaire» comme le disait Jean-Paul II?
Lorsque je me suis penchée sur Pier Giorgio Frassati pour mon livre, j’ai
découvert quelqu’un de très sympathique. C'est surement ce qu’a voulu nous dire
Jean-Paul II quand il dit qu’il était ordinaire. Il avait une vie simple. Il
allait à l’école, il y avait d’ailleurs des difficultés. C’est un petit garçon
qui travaille laborieusement, qui stresse pour ses examens, mais ce qui le rend
extraordinaire, c’est son cœur. Un cœur d'or, qui dès l'enfance se manifeste par
une attention très affectueuse pour tous et aussi pour les plus pauvres. Il
avait aussi beaucoup d’affection pour ses parents et sa sœur.
Il né en 1901 dans une famille très froide. Il vit à Turin, notamment pendant
la première guerre mondiale, dans une famille stricte, mais aussi aisée et très
en vue; dans une famille on vit un peu tristement. Pourtant dans ce climat
froid, Pier Giorgio a un cœur brûlant d'amour pour tous. Il a une chaleur et une
tendresse qui n'est pas du tout de son éducation, qui est innée, comme un talent
reçu de Dieu. C’est vraiment un don de Dieu. Son amour pour les autres, et pour
les pauvres va continuer de grandir et de se développer.
Comment Pier Giorgio Frassati incarne-t-il l’importance de cette charité
et de l’engagement dans la foi, à travers sa proximité avec plus pauvres?
Pier Giorgio est un jeune lycéen comme les autres. Il étudie malgré des
difficultés scolaires, il a aussi la pression de ses parents pour réussir. Et
c’est notamment après avoir raté le concours d’entrée d’un lycée prestigieux,
perçu comme une claque, qu’il va finalement entrer dans une école jésuite. Et
c’est là qu’il va commencer à aller à la messe tous les jours, s’inscrire aux
conférences Saint-Vincent-de-Paul. Et c'est comme ça que ce jeune garçon va être
entraîné dans un mouvement spirituel. On va voir, à partir de là, ce petit
lycéen qui commence à rendre visite aux familles en difficulté de Turin. En tant
que lycéen puis en tant qu’étudiant, il va se dévouer aux plus démunis. Il leur
apporte ce dont ils ont besoin, notamment en temps de guerre. Par exemple du
charbon pour se chauffer, des vêtements ou encore de la nourriture. Il découvre
ces familles, et se met à les aimer. On voit une charité incessante chez Pier
Giorgio. Il se donne lui-même aux autres. Il aime de tout son cœur tous ces
gens, mais de manière assez discrète. Sa famille ne s’en rend pas compte. C’est
après sa mort qu’elle comprendra l'étendue de sa charité, en voyant une foule de
gens à son enterrement.
Comment la vie de ce futur saint, avec ses études, son engagement social,
son amour pour le sport, peut-elle inspirer les jeunes à concilier foi et vie
quotidienne?
Je trouve que sa vie simple témoigne de cela: c’est un étudiant, un sportif.
Il va notamment fonder un petit groupe de jeunes dont le but est de rester dans
la joie. Je pense que ce n’était pas inné pour Pier Giorgio d’être dans la joie.
Donc, il a un besoin d'être soutenu par de bons copains. On découvre qu’il est
très fêtard. Il chante jusqu'à très tard le soir avec ses amis. Il est très
amusant et assez drôle.
Et il est très sportif. Cet amour de la montagne vient certainement de sa
maman. Il va s'emballer pour la montagne, pour les ascensions toujours plus
hautes. En référence à sa devise «Verso Alto»: vers le haut. Et je pense
que ce qui peut inspirer la jeunesse, c'est son amour des belles amitiés. Pour
l’époque c’est assez original, car il a aussi des amitiés féminines, alors que
généralement c’était plutôt séparé. Dans le groupe des «types louches»,
qu’il a fondé avec des amis, il y a des filles et des garçons. Ce groupe a pour
but de s'entraîner à la joie. Ils allaient notamment à la montagne faire des
grandes randonnées, et il y a un vrai esprit de fête. Ils se couchaient tard,
mangeaient des pâtes, éclataient de rire. Donc c’est un jeune plein de vie,
d’originalité, de chaleur, avec une grande pureté dans les relations. Il ne joue
pas avec les amitiés, il aime les gens de tout son cœur. Il se place à leur
service. Ses amitiés sont très, très importantes pour lui.
Tout cela, je pense, inspire la jeunesse. À la fois étudiant, à la fois ayant
trouvé un lieu de mission et aimant Jésus, avec des belles et profondes amitiés,
voilà qui est Pier Giorgio.
On comprend que ses relations avec ses amis ont contribué à sa sainteté
et à son rayonnement spirituel…
Oui, tout à fait. Il y a notamment cette histoire d’amour triste avec Laura
Hidalgo. Il va écrire à un ami, en lui disant qu’il traverse une période très
difficile, de grande douleur, car il doit renoncer à cette fille qu’il aime.
Mais il ne veut pas donner le coup de grâce au couple de ses parents fragile. Il
renonce à cette fille, car ses parents n’auraient certainement pas été d’accord.
Là encore, il nous rejoint parce qu'il y a beaucoup de jeunes qui vivent des
déceptions amoureuses et des chagrins d'amour. C’est touchant car là aussi, il
s'est uni à Jésus, il a essayé de vivre ça comme il a pu et il a vécu cela dans
l’ombre. Et donc il nous rejoint parce qu'il a connu beaucoup de chagrins, par
le manque de tendresse à la maison, par cette déception amoureuse, les
difficultés à l’école. Il y a beaucoup de choses qui nous unissent à lui et dans
lesquelles il nous aide à traverser nos propres difficultés.
Vous nous parlez de chagrin, de douleur mais aussi d’espérance. Jean-Paul
II a décrit Pier Giorgio Frassati lors de sa béatification en 1990, comme un «témoin
moderne de l’espérance». Ces mots résonnent encore aujourd’hui en cette
année jubilaire de l’espérance. Que représente ce symbole, notamment auprès de
la jeunesse d’aujourd’hui?
C’est très fort. Et justement, ce qu’il m’a le plus frappé en écrivant ce
livre, c’est la fin de sa vie. Je me suis dit que c’était extraordinaire qu'il
soit canonisé au cours de l'année de l'Espérance, parce qu’il n'a pas pu voir
les fruits de son œuvre. Il y a notamment un passage de l’Evangile, qui dit que
Sarah, Abraham, tous sont mort sans avoir vu l’objet de leur espérance. Pier
Giorgio c’est pareil. De son point de vue les choses étaient un peu ratées.
Il n’a pas pu passer son diplôme d’ingénieur car il a été malade à ce
moment-là. On lui donnera son diplôme à titre posthume. Durant les dernières
années et les dernières semaines de sa vie, il est très concentré sur ses
examens. Il veut absolument obtenir son diplôme. Sachant que les années d’études
ont été dures pour lui, il a beaucoup travaillé. Donc, il est extrêmement
stressé, il travaille sans cesse, mais il a en même temps cette poliomyélite qui
le ronge. Il est de plus en plus amaigri et fatigué au point de ne plus arriver
à se concentrer. Mais, à ce moment on ne sait pas qu’il est gravement malade, on
pense qu’il a la grippe.
Et donc dans le cadre de ce Jubilé de l'espérance, sa fin de vie est très
émouvante parce qu’on voit ce qu'il n'a pas vu, et Dieu l'a exaucé. À l’image de
nos vies, où parfois on ne voit rien, et finalement Dieu nous exauce. Pier
Giorgio est très consolant pour tous les moments où nous ne voyons rien, et
lorsque nous avons l’impression que tout est raté. Et pourtant, c'est une vie
magnifique aux yeux de Dieu et qui a une fécondité extraordinaire pour nous.
Donc, évidement, Pier Giorgio est un grand témoin d'espérance pour tous.
En parlant de mourir sans avoir vu, nous pouvons penser à Carlo Acutis.
Que veut nous dire le Pape Léon XIV, en canonisant ces deux figures en même
temps?
Oui, c'est magnifique. Il nous donne là vraiment deux modèles de sainteté
incroyables. J'ai le sentiment avec Carlo, encore plus qu'avec Pier Giorgio,
qu’il est vraiment l'enfant qu'on met au milieu de l'Église, comme dans
l'Evangile. Comme dans le passage où les disciples se disputent pour savoir qui
est le plus grand, et Jésus met à ce moment un enfant au milieu d’eux et leur
dit: voila qui est le plus grand.
La différence entre Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, c’est que Pier
Giorgio a quand même une vraie maturité, alors que Carlo est plutôt un enfant.
Il a 17 ans, il a la luminosité de l'enfant, la simplicité de l'enfant. On a
donc ce sentiment que Léon XIV, avec ses deux saints, met des jeunes au milieu
de l'Église pour dire: regardez ces cœurs purs, voilà qui est le plus grand.
Carlo au cœur pur, Pier Giorgio Frassati au cœur miséricordieux. Voila les
personnages que le Pape place au milieu de nous, comme un signe.
07.09.2025 ►
Canonisation de Frassati et Acutis : homélie du pape Léon XIV
Articles les plus
récents :
-
Le signe de la croix inscrit dès le commencement dans le cosmos
-
Les premières nominations de Léon XIV : une continuité nuancée
-
Léon gouverne, mais pas tout seul. Le cas exemplaire de Gaza
-
Léon XIV : le défi de l’unité
|
Les lecteurs qui
désirent consulter les derniers articles publiés par le site
Eucharistie Sacrement de la Miséricorde, peuvent
cliquer sur le lien suivant
► E.S.M.
sur Google actualité |
Sources
:
-E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne
constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde -
(E.S.M.) 06.09.2025
|